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Jeudi 1 mai 2008
Le monde tel que nous l'avons toujours connu a disparu. Comment ?
Personne ne le sait vraiment, mais nous étions les seuls fautifs.
Le parfum des fleurs... il me manque tellement.

Nous étions revenu à une forme d'âge de pierre, à se battre avec des lames plutôt que des balles.
Non pas que nous ne pouvions pas revenir à une certaine évolution que nous avions pu avoir à une certaine époque, mais le passé nous freinait, nous effrayait et l'idée même que nous puissions de nouveau le reproduire nous faisait lamentablement peur.
Il nous fallait déjà rebâtir, rebâtir une vie dans ce désert froid, rempli de sable ou de cailloux, de ruines et de cadavres.
Il nous fallait rebâtir et retrouver des couleurs dans ce désert sans lune.

J'ai parcouru tellement de distances, espérant un jour découvrir un nouveau décor, un lieu où il serait possible de vivre. Un petit brin de paradis, d'espoir et de liberté...
J'étais convaincue que quelque part, se trouvait un endroit où chacun pourrait de nouveau renaître.

J'étais accompagnée de mon fidèle ami, Layann. Mon ange gardien comme il aimait s'appeler et, quelque part, c'était le cas.
Il venait d'un lointain pays du doux nom d'Ireisia. Un pays si lointain que je n'en avais jamais entendu parler. Je n'ai d'ailleurs jamais rencontré de personne qui en connaissait l'existence.

Ireisia, un pays où il faisait bon vivre avec des champs de fleurs à perte de vue.
Une vallée dans laquelle ruisselait un courant d'eau fraîche qui venait se déverser dans un lac dans lequel se baignait et jouait des enfants.
Et ce Alac était entouré d'arbres et d'espaces vert où beaucoup venait pique-niquer, ou simplement s'apaiser.
Il y régnait une harmonie indescriptible renforcée par le chant des oiseaux.

Le paradis comme il disait.

"Un jour, je t'y amenerais", me disait-il souvent.
Il l'avait trouvé son paradis et il lui appartenait. Cette vie qu'il s'était imaginé, ce pays qu'il savait si bien décrire avec autant de lieux tout aussi merveilleux, qu'il s'était persuadé de son existence. Parfois, j'aimerais y croire, parfois même, je me laissais à y croire.

L'auteur : Jer

par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Jeudi 24 avril 2008
Partout, dans tout !
Dans ce qu'on dit, ce qu'on pense, ce que nous faisons.
Dans chaque geste, chaque moments que nous vivons, elle est partout.
Elle nous entoure et s'abreuve de chacun d'entre nous.
C'est pour cela qu'elle est toujours différente, et toujours agréable à entendre, et parfois seulement.
Ecouter, il faut juste écouter, sentir ses vibrations, la toucher... et jouer avec elle.
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 30 janvier 2008
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Le calepin

Ce jour-là, Lucas était venu m'attendre au lycée. Il m'attendait juste devant l'entrée.
Il semblait mieux, il était mieux. Cet obscur qui l'avait possédé un temps avait disparu.
Je retrouvais enfin mon ami.

On n'a pas beaucoup parlé, mais ce n'était pas nécessaire et après quelques échanges d'excuses stupides, il m'a donné un calepin en me disant que je saurais quoi en faire, puis il m'a souri.
Il reprit sa marche et je le suivis, à quelques pas derrière.
Ce jour-là, il était changé, il était lui-même à nouveau, mais différent.
Il avait enfin reprit conscience de quelque chose qu'il était certainement le seul à connaitre.
Et cette haine qui l'avait envahi avait complètement disparu. Il restait certes de la tristesse et pourtant, son visage émanait un bonheur indescriptible, comme s'il allait vivre quelque chose d'exceptionnel.
Si j'étais heureux de le voir ainsi, je ne pouvais m'empêcher de me questionner, de m'étonner qu'il soit si... si bien !
oeilsang.jpg Quelque part, cela me choquait, je ne pouvais imaginer qu'on puisse un jour devenir le néant, anéantir des vies puis l'autre jour revenir à la lumière, sourire comme s'il ne s'était jamais rien passé.
Je n'avais pas encore compris à ce moment là qu'il avait lutté de toutes ces forces pour ne pas tomber dans ce noir qui l'incombait, je n'avais pas encore compris tout le mal qu'il s'était donné pour s'en débarrasser et tous les remords qui le submergeaient désormais.

Le sourire aux lèvres, il marchait à quelques pas devant moi, comme s'il savait ce qui allait arriver.
Tandis qu'il traversait, un bruit sourd se fit entendre et Lucas s'écroula brusquement à l'endroit même où Camille était morte.
Une masse rouge s'évadait de sa poitrine.
Ce jour-là, Lucas était mort, un léger sourire au bord des lèvres. Il était enfin libéré !

On n'a jamais retrouvé le tireur, mais beaucoup de rumeurs circulaient. Certaines étaient justes.
Moi, j'étais certain d'une chose, Antoine était ce qu'il y avait de plus cher aux yeux de son père, il était son unique fils, son sang et son centre et, lorsque Antoine s'est suicidé, il a pété les plombs.

Mon nom est Christian. Lucas et Camille étaient mes amis. C'est leur histoire que je vous aie conté.
Aujourd'hui, ils peuvent enfin vivre leur amour.
J'ai déposé sur chacune de leur tombe une rose, un léger sourire aux lèvres.

FIN

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L'auteur : jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 21 janvier 2008
Une petite chose à savoir avant de lire ce texte afin d'éviter tout commentaire sur le sujet :
1/ Cette histoire est purement imaginée, elle ne relate ni ma personne, ni celle d'un proche.


Il y a de ces jours où tout paraît futile, où tout s'écroule en un instant et où on réalise que nous sommes de petites choses insignifiantes dans ce monde injuste.
Mais en même temps, on réalise l'importance de sa vie, de ce qu'on a vécu et apporté et de ce qu'on ne vivra jamais !

J'avais rendez-vous à 15 H chez mon neurologue, pour prendre connaissance des résultats de mes si nombreux examens.
Je vous épargnerais le pourquoi de ces examens, vous en connaîtrez la raison bien assez vite. J'étais tout de même très inquiet.
J'avais donc rendez-vous à 15 H. Le neurologue me reçoit, mes examens à la main.
- Monsieur  Berland, je serais franc avec vous, la nouvelle n'est pas bonne !
- Ah ? Répondis-je seulement, la boule sur l'estomac.9triste.jpg

Il afficha scanners et autre examen puis commença à me montrer des formes étrangères dans mon cerveau, en me parlant dans un jargon que je ne connaissais pas.
Des mots comme tumeur primitive, gliome revenaient souvent. J'avais en gros compris qu'une tumeur était située à un endroit délicat du cerveau.
- Concrètement, répliquai-je, qu'est-ce que ça veut dire ?
Le docteur eut un léger silence avant de me répondre.
- Vous avez un cancer ! À un stade déjà très avancé, et malheureusement inopérable dans la zone où la tumeur se trouve.
C'était le choc ! J'avais un cancer !
Et tandis que le docteur continuait de nouveau dans son jargon médical avec des mots comme chimiothérapie, moi, je m'évadais.
Je n'entendais que de perceptibles sons auxquels je ne faisais plus attention, jusqu'à ne plus rien entendre du tout.
Je n'avais en souvenirs que ces mots terribles qui revenaient sans cesse : "tumeur, cancer, inopérable".
J'allais mourir !

Tout autour de moi vacillait. Je me sentais à la fois lourd et léger, vide de pensées. Non, mes pensées s'embrouillaient et je n'arrivais plus à réfléchir.
J'étais entré dans une bulle sombre de laquelle je ne pouvais plus m'échapper, ressurgeant quelques souvenirs et quelques regrets.
À cet instant, tout ce que j'avais construit, tout ce que j'aurais pu et voulu construire était perdu.
Comment allais-je annoncer cela à mes proches ?
J'aurais tant aimé vivre d'un amour, tant fondé une famille avec la femme de mes rêves. J'aurais tant aimé construire un bonheur ensemble, tout simplement.
Il y a tant de choses que j'aurais voulu faire...

Mais à cet instant une seule et unique chose me revenait désormais sans cesse : j'allais mourir !
J'allais mourir sans rien avoir vraiment vécu.

L'auteur : Jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Samedi 19 janvier 2008
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Le face à face (2ème partie)

- Alors pourquoi ? reprit Lucas, pourquoi n'avoir pas simplement abandonné vos recherches, pourquoi ne pas simplement les avoir laissé tranquille ?

Antoine regarda Lucas, comme s'il détenait un secret.
- Je n'étais pas seul ce jour-là !
Il y avait une personne avec moi, une personne très influente. Une personne que Jean a vu et reconnu. 
C'est cet homme qui a ordonné leur exécution.
- Non... je... je ne comprends pas reprit Lucas un peu désorienté.
- Jean nous faisait chanter ! Je te rassure de suite, il nous faisait pas chanter comme on peut l'entendre.
Il souhaitait que j'arrête tout, mais rien ne se passe comme ça dans la vie.
Il demandait aussi à ce que des sommes importantes soit versées à des oeuvres caritatives.
Antoine souria.
Oui, Jean a toujours été généreux, et en reconnaissant cet homme, qui se pavanait dans un commerce plus que nuisible, il en a profité !

Lucas n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait, il ne savait plus comment réagir. Antoine n'était donc qu'un sous-fifre ?
- Qui... qui est cet homme ?
- oh oh, crois-moi petit, tu n'as pas besoin de le savoir. Tu ne pourrais de toute façon pas l'approcher ?
Lucas était nerveux, très nerveux, et il approcha sa lame près de la gorge d'Antoine en répétant "Son nom, je veux son nom !".
Antoine ne broncha pas. Il ajouta seulement :
- Je te l'ai déjà dit, tu n'as pas besoin de le savoir. Et puis, ça n'a aucune importance... il est déjà mort.

Lucas retira sa lame de la gorge d'Antoine et prit un air étonné. Il ne comprenait pas.
- Je regrette ce que j'ai fait, à Jean, à Marie... et à Camille aussi.
Ces derniers jours ont été difficiles, surtout depuis ta venue, mais cela m'a fait réagir et comprendre ce que je devais faire.
Je te l'ai dit, tu n'aurais jamais pu approcher cette personne, par contre moi....
Ces hommes ne vont surement pas tarder à venir pour m'éliminer. 
Alors eux ou toi, quelle importance, je n'aurais que ce que je mérite après tout !
- À vrai dire, reprit plus posément Lucas, ça a une importance !
Peu importe qui a donné l'ordre, c'est vous l'unique responsable ! C'est vous qui avez pressé la détente, vous et vous seul !
  Vous avez beau avoir des remords, à demander pardon, ça n'enlève en rien ce que vous avez fait, et vous n'obtiendrez rien d'autres que ce que vous méritez.

tachee.jpg Antoine regarda Lucas qui tenait plus fermement son poignard. Il comprit à cet instant que ce gamin avait raison, il comprit que tout ce qu'il avait fait jusque-là, c'était pour en arriver à ce moment précis, à cette fin inévitable.

- J'ai perdu tout ce que j'avais à cause de vous, mais ce que vous semblez oublier, c'est que vous aussi avez tout perdu, et le pire, c'est que c'est vous qui vous l'êtes arraché ! 

Lucas se retourna sur ses dernières paroles, puis s'en alla.
Il laissa cet homme, seul. Avec nul autre que ces démons.
Antoine baissa la tête et pleura.

À l'extérieure, la nuit était au plus noire, pas une étoile ne brillait dans le ciel. La lune n'était pas au rendez-vous non plus !
Et dans ce majestueux silence, un bruit sourd et sec se fit entendre.
Tout en arrivait à ce point précis, à cette fin inévitable !
C'était fini.

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L'auteur : Jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 18 janvier 2008
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Le face à face (1ère partie)


Antoine était las.
Ces derniers jours n'avaient pas été de tout repos avec ce vengeur de l'ombre qui nuisait à son commerce.
Mais de nouveaux changements étaient apparus. Ces hommes avaient enfin découvert qui était le responsable de leur réduction d'effectif.
Cette nouvelle était pour lui un poids de moins à gérer, et si la nouvelle avait été appréciée, quelque chose le tourmentait.
suicide.jpg
Alors qu'il était affalé derrière son bureau, dans un superbe fauteuil en cuir, le son d'une porte qui se ferme se fit entendre.
Un jeune homme se tenait devant lui, une lame à la main. Antoine ne semblait pas plus surpris.
- Ainsi c'est donc toi ? Lança Antoine. Je ne te voyais pas si jeune !
Tu étais sans doute le petit copain de Camille, n'est-ce pas ?
Lucas gestua simplement sa tête en signe de oui.

- Je n'ai pas eu le choix tu sais ! continua Antoine, cette histoire est beaucoup plus compliquée...
- Oh si, vous aviez le choix, interrompit Lucas quelque peu sur les nerfs, vous avez toujours eu le choix, c'était vos amis !
- Oui ! cria Antoine, oui, c'était mes amis. Tu ne connais rien de cette histoire et tu voudrais me juger ?
Jean savait ce que je faisais, il ne m'a jamais jugé pour ça !
- Jusqu'au jour où il vous a surpris en train de tuer un homme innocent, qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Ce jour-là, il a vu de ses propres yeux qui vous étiez vraiment, vous ne faisiez pas que de petites magouilles, vous étiez un homme froid !

Il y eut un bref silence puis Antoine reprit calmement :
- Ça... ça ne sait pas vraiment passé comme cela, mais oui, tu as raison, il a découvert ce jour-là mon vrai jour.
Jean... tu sais, je l'aimais, comme un frère ! Je n'avais jamais eu d'amis comme lui auparavant, et crois-moi, j'ai tout fait pour qu'il ne leur arrive rien !
J'ai toujours su où ils se trouvaient, et je n'ai jamais rien dit, j'envoyais mes hommes sur de fausses pistes. Je ne voulais pas les tuer, au contraire, j'ai tout fait pour les protéger !

- Alors pourquoi ? reprit Lucas, pourquoi n'avoir pas simplement abandonné vos recherches, pourquoi ne pas simplement les avoir laissé tranquille ?

Antoine regarda Lucas, comme s'il détenait un secret.
- Je n'étais pas seul ce jour-là !

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L'auteur : Jer
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Dimanche 6 janvier 2008
vm.jpgLecture de l'épisode : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07 - 08 - 09 - 10 - 11

Lucas

Assis au pied d'un escalier, Lucas se perdait dans ses pensées.
Dans ses yeux verts aux tons de pastel, germaient quelques larmes.undefined
Son regard désormais cristallin se plongeait dans le passé, celui-là même qui l'avait trop souvent blessé.
Son regard se plongeait dans ce doux souvenir où, pour la première fois, avec Camille, ils s'étaient donnés l'un à l'autre.
Et ce souvenir le noyait à la fois dans un bonheur sans fin, un léger sourire au bord des lèvres, et à la fois dans une tristesse profonde. Une souffrance que le néant s'empressait d'engloutir, comme les larmes que ses yeux ne pouvaient plus retenir.

Il était là, recroquevillé sur lui-même. Un corps pas si fort finalement, peu musclé, mais pas chétif non plus.
Ses mains tenaient sa tête, tirant ses cheveux courts, noirs et fins vers l'arrière, laissant entrevoir une légère cicatrice.
Bien que presque invisible, elle se prolongeait sur environ six centimètres sur le dessus de son crâne, et sa forme particulière envisageait une blessure pour le moins peu catholique.
Sa vie avait d'ailleurs été remplie de souffrances, et bien qu'il était jeune, il avait un vécu déjà bien chargé, comme son meilleur ami de l'époque qui était mort devant lui d'une overdose, et qui l'a à jamais changé, comme cette merveilleuse petite amie qui avait été tuée devant ses yeux.

Il reprit finalement ses esprits et se releva de son petit mètre quatre-vingt, bâti dans un carré arrondi, tout comme son visage, bien que fin.
Il reprit sa marche, avec dans son regard toujours autant de colère mais, il était changé à nouveau, comme si une part de lui-même avait repris conscience.

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L'auteur : Jer
ug_fck
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Lundi 31 décembre 2007
En cette journée de nouvel année, je vous souhaite à tous mes meilleurs voeux.
Je vous souhaite beaucoup d'amour et de joie, et bien sur, de la santé.
Pour cette nouvelle année, je vous souhaite de réaliser vos rêves.

Bonne Année à tous !
182592.jpg
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 30 décembre 2007
Ce texte m'a été envoyé par Sandy pour contre-balancer "Comment t'as pu ?"
Ce texte est canadien et a été adressé à Nicole Dentand en mémoire de Djumbo et Fjörgyn.
Elle nous autorise à le reproduire ici.


Juste à l'entrée du paradis se trouve un endroit appelé "Pont de l’Arc-en-ciel".
Ce Pont relie le Paradis à la Terre. Il est ainsi dénommé à cause de ses multiples couleurs.
Quand un animal qui a été particulièrement aimé meurt, il traverse le "pont de l'Arc-en-ciel".
Il y a là des prairies et des collines pour tous nos amis où ils peuvent courir et jouer ensemble. Il y a abondance de nourriture, d'eau et de soleil et nos amis ont chaud et sont parfaitement bien.
Tous les animaux qui ont été malades et vieux, retrouvent la santé et la jeunesse. Ceux qui ont été blessés ou mutilés sont à nouveau sains et forts, tels que nous nous souvenons d'eux dans nos rêves.
Il n'y a qu'une seule chose qui manque. Ils ne sont pas avec la personne qui les a aimés sur terre.
Donc, chaque jour, ils courent et jouent jusqu'à ce que vienne le jour où l'un d'eux cesse soudainement de jouer et regarde le ciel ! Alors, le nez remue ! Les oreilles se lèvent !
On vous a vu et cet être s'éloigne soudainement du groupe !
Vous le prenez dans vos bras et vous l'étreignez. On vous lèche la figure, encore et encore...
Puis ensemble, vous traversez le pont Arc-en-ciel, pour ne plus jamais être séparés.
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 26 décembre 2007
Ce que je suis...
Je me suis souvent laissé entendre qu'on était ce qu'on paraissait, que la nuit était toujours noire et que les étoiles ne se voyaient que du ciel.
Je me suis toujours demandé pourquoi on ressentait ce qu'on ressent, pourquoi ce n'était pas simple d'être et pourquoi on était ce qu'on est.
Ce chemin qu'on trace à mesure de nos pas, cellé à jamais avec nos joies et nos peines, et ceux encore à venir. Ce chemin parfois rempli de regrets et de remords, de bonheur intense et d'amour.
Je voudrais partir loin, quitter cet endroit, ne pas revenir en arrière...
Je voudrais reconstituer la vie que j'aurais voulu, la vie... mais qu'est-ce ?
Ce que je suis...
L'éternité est-elle infinie, et la fin, en a-t-elle une ?
Le monde extérieur est vide, il n'est que l'ombre de lui même, sans vie. Il ne se rend pas compte de ce qu'il est ni de ce qu'il a.
Je pourrais vivre une éternité, je n'en voudrais pas. Je sacrifierais mon âme pour révéler au monde le secret, alors que je sacrifierais mon âme pour ne pas le dévoiler.
Je regarde autour de moi, il fait noir. La bulle qui m'entoure me protège du mal qui tente de m'engloutir.
Je voudrais partir, quitter ce lieu qui n'est plus le mien. Je voudrais trouver ce havre de paix qui diverge de tous.
Je voudrais trouver la pérennité et trouver les réponses qui me tourmentent. Je voudrais ne pas avoir de questions.
La musique se mélange aux mots et tout parait clair. Construire une histoire, vivre une histoire, au travers de ses sons qui pénètrent les entrailles.
Ressentir au fin fond de son âme toutes choses pour éclairer la vie.
Ce que vous êtes...

L'auteur : Jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Brouillons d'écriture

"Et par delà l'horizon aux sons inaudibles
Je glisserais ma plume pour t'écrire des rêves indicibles".

"Là, ici bas, loin des rêves et du monde, j'écris pour que rien ne sois perdu, pour que naissent les rêves et qu'ils vivent.
J'écris pour que dans nos coeurs se referme les plaies. J'écris pour tout cela, et bien plus encore, j'espère..."
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