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Samedi 13 janvier 2007

Lecture de l'épisode : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07 - 08 - 09 - 10 - 11

Un départ obligé

- Vites !
Marie regarde son mari rentré, complètement affolé. Il rassemble quelques affaires.
- Vites ! Prends le nécessaire, préviens Camille, on s'en va !


Jean affole sa femme, et bientôt sa fille. Mais que lui arrive-t-il ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi doivent-ils partir sans tarder se demandent-elles.
Elles n'avaient jamais vu Jean dans cet état.


- Papa... dit angoisée Camille. Papa... qu'est-ce qui se passe ?
- Oui, qu'est-ce qui t'arrive ? Tu nous fais peur, reprit sa femme. Pourquoi devont nous partir aussi rapidement ?
- Écoutez, reprit un peu plus calme Jean, je sais que ça parait insensé, mais je vous demande de me faire confiance. Rassemblez vos affaires, je vous expliquerais tout plus tard. Pour le moment, il faut s'en aller, et vite !


Sa femme et sa fille finissent par s'exécuter, mais elles restent troublées. Pourquoi doivent-elles s'en aller ? La peur les gagne de plus en plus, elles s'imaginent plusieurs raisons complètement incroyables, mais elles gardent leur sang-froid et rassemble leurs affaires.
Tout est finalement chargé dans la voiture, du moins le strict nécessaire. Ils peuvent partir.
- Vites ! Vites ! Reprends Jean en faisant signe à sa famille de rentrer dans la voiture.

Au moment où il s'apprête à partir, une voiture s'élance devant eux, leur faisant barrage.
Jean demande à sa famille de rester dans la voiture, que tout va bien aller. Puis il sort.
Dans l'autre voiture, deux personnes, celui qui se trouve côté passager, descends.
Jean s'approche de lui.


- Et bien ! dit l'inconnu, je ne pensais pas qu'un jour on se retrouve dans cette situation.
Ils se connaissaient, il n'y avait aucun doute. Marie et Camille le reconnaissent. C'était Antoine, le meilleur ami de la famille.
- Tu n'aurais jamais dû voir ce que tu as vu il y a quelques heures. J'en suis désolé. Et tu me mets dans une situation bien difficile.
- Difficile ? reprit Jean. C'est très simple en fait ! Si tu dis être notre ami, il te suffit de nous laisser partir.
Il y eut un bref silence, puis Jean continua.
- Je me rends compte que finalement je ne connais rien de toi. Tout ce qu'on connait de toi n'est en fait que mensonge !
Je ne comprends pas ? Pourquoi ? On te faisait confiance !
- Que veux tu Jean, tout le monde n'est pas aussi parfait que toi. J'ai vécu dans une famille qui ne faisait que ça, qui dirigeait tout ça. Il était normal que je prenne le relai.
Mais je n'ai jamais menti sur notre amitié, non, ça jamais.
- Dans ce cas, laisse-nous partir ! interrompit Jean. Tu sais que je ne dévoilerais à personne ce que j'ai pu voir ce soir.
Antoine grimaça.
- Crois-moi, j'en ai vraiment envie, mais c'est très compliqué. Ce que tu as vu... Je ne peux pas prendre de risques.
Et j'ai aussi une réputation à contenir envers mes "employés" et mes clients !
- Alors quoi ?! Tu vas nous tuer ? Tu n'as donc pas de sentiments, aucune conscience ? Tu serais prêt à tuer les seuls amis que tu as pour une foutue réputation ?
Antoine stoppa Jean.
- Voici ce qu'on va faire. Je t'accorde 24H, et seulement 24, pour disparaitre aussi loin que tu peux. Bref, je te laisse de l'avance, avec une chance de pouvoir t'échapper.
Après ce délai, mes hommes partiront à ta recherche, et j'espère sincèrement qu'ils ne te trouveront pas. Je suis désolé mais je ne peux pas faire mieux.

Antoine fit signe à son chauffeur, remonta dans la voiture, en criant à Jean "24 heures !". Puis la voiture repartit comme elle était revenue, laissant Jean à son inéluctable destin.
Lui et sa famille avaient 24 heures.
Une seule et unique journée pour tenter de fuir leurs ravisseurs. Une petite avance avant de lancer la chasse à l'homme.
Et à cet instant, il comprit que pour lui et sa famille, leur vie deviendrait une incessante fuite.

 Lecture de l'épisode : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07 - 08 - 09 - 10 - 11

L'auteur : Jer

par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Brouillons d'écriture

"Et par delà l'horizon aux sons inaudibles
Je glisserais ma plume pour t'écrire des rêves indicibles".

"Là, ici bas, loin des rêves et du monde, j'écris pour que rien ne sois perdu, pour que naissent les rêves et qu'ils vivent.
J'écris pour que dans nos coeurs se referme les plaies. J'écris pour tout cela, et bien plus encore, j'espère..."
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