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Le décès
C'était un vendredi. Il était un peu plus de 16H00.
Pour quelques étudiants, les cours étaient terminés.
Une centaine d'entre eux sortaient pour enfin retourner chez eux, ils étaient libérés.
Parmi eux se trouvait Camille, Lucas et Christian.
Camille et Lucas se tenaient par la taille, comme deux amoureux qu'ils sont. Ils prenaient chaque jour le même bus.
Christian interpella alors Lucas pour lui demander quelque chose. Quoi ? C'est trop loin pour s'en souvenir.
Tandis qu'il parlait avec son ami, Camille allait l'attendre de l'autre côté de la route.
Alors qu'elle était à mi-chemin, une voiture apparut à une incroyable vitesse, le temps paru à ce moment ralentir affreusement.
Le crissement de la voiture attira le regard de Lucas, et sans même vouloir s'arrêter, elle s'élança sur la jeune Camille qui n'avait pas eu le temps de réagir.
Lucas avait crié, il avait accouru vers elle, mais il était déjà trop tard. Camille était sur le sol, elle ne bougeait plus.
La voiture avait déjà disparu.
Il s'approcha d'elle avec une incroyable tristesse qui émerveillait les gens autour de lui.
Chacun restait immobile sans même oser faire le moindre geste. Quelques voitures s'étaient arrêtées empêchant la circulation vers le lieu de l'accident.
Camille, elle, était allongée sur le sol, inerte. On aurait pu croire qu'elle dormait, tout simplement.
Malheureusement, plus rien ne la réveillerait un jour.
Il s'agenouilla et de sa main, il lui caressa les cheveux ; ils étaient châtain clair, longs jusqu'à la moitié du dos et fin.
Le regard de Lucas était triste, pensif et mystérieux aussi.
Il posa ensuite sa main sur la joue de la fille. Sa peau était si douce et encore chaude. Il laissa échapper une larme.
À quoi pouvait-il penser à cet instant ?
Les gens autour de lui avaient disparu. Il en avait fait abstraction. Il n'existait plus que lui et cette fille allongée près de lui. Cette fille qu'il aimait tant !
Il mit ensuite la tête de Camille sur ses genoux, la supportant avec son bras puis, lentement, il laissa tomber sa tête sur le sol, le visage effleurant le cou de la fille : elle était morte.
Dans le ciel, il faisait soleil.