Le monde tel que nous l'avons toujours connu a disparu. Comment ?
Personne ne le sait vraiment, mais nous étions les seuls fautifs.
Le parfum des fleurs... il me manque tellement.
Nous étions revenu à une forme d'âge de pierre, à se battre avec des lames plutôt que des balles.
Non pas que nous ne pouvions pas revenir à une certaine évolution que nous avions pu avoir à une certaine époque, mais le passé nous freinait, nous effrayait et l'idée même que nous puissions de
nouveau le reproduire nous faisait lamentablement peur.
Il nous fallait déjà rebâtir, rebâtir une vie dans ce désert froid, rempli de sable ou de cailloux, de ruines et de cadavres.
Il nous fallait rebâtir et retrouver des couleurs dans ce désert sans lune.
J'ai parcouru tellement de distances, espérant un jour découvrir un nouveau décor, un lieu où il serait possible de vivre. Un petit brin de paradis, d'espoir et de liberté...
J'étais convaincue que quelque part, se trouvait un endroit où chacun pourrait de nouveau renaître.
J'étais accompagnée de mon fidèle ami, Layann. Mon ange gardien comme il aimait s'appeler et, quelque part, c'était le cas.
Il venait d'un lointain pays du doux nom d'Ireisia. Un pays si lointain que je n'en avais jamais entendu parler. Je n'ai d'ailleurs jamais rencontré de personne qui en connaissait l'existence.
Ireisia, un pays où il faisait bon vivre avec des champs de fleurs à perte de vue.
Une vallée dans laquelle ruisselait un courant d'eau fraîche qui venait se déverser dans un lac dans lequel se baignait et jouait des enfants.
Et ce Alac était entouré d'arbres et d'espaces vert où beaucoup venait pique-niquer, ou simplement s'apaiser.
Il y régnait une harmonie indescriptible renforcée par le chant des oiseaux.
Le paradis comme il disait.
"Un jour, je t'y amenerais", me disait-il souvent.
Il l'avait trouvé son paradis et il lui appartenait. Cette vie qu'il s'était imaginé, ce pays qu'il savait si bien décrire avec autant de lieux tout aussi merveilleux, qu'il s'était persuadé de son
existence. Parfois, j'aimerais y croire, parfois même, je me laissais à y croire.
L'auteur : Jer