Une petite chose à savoir avant de lire ce texte afin d'éviter tout commentaire sur le sujet :
1/ Cette histoire est purement imaginée, elle ne relate ni ma personne, ni celle d'un proche.
Il y a de ces jours où tout paraît futile, où tout s'écroule en un instant et où on réalise que nous sommes de petites choses insignifiantes dans ce monde injuste.
Mais en même temps, on réalise l'importance de sa vie, de ce qu'on a vécu et apporté et de ce qu'on ne vivra jamais !
J'avais rendez-vous à 15 H chez mon neurologue, pour prendre connaissance des résultats de mes si nombreux examens.
Je vous épargnerais le pourquoi de ces examens, vous en connaîtrez la raison bien assez vite. J'étais tout de même très inquiet.
J'avais donc rendez-vous à 15 H. Le neurologue me reçoit, mes examens à la main.
- Monsieur Berland, je serais franc avec vous, la nouvelle n'est pas bonne !
- Ah ? Répondis-je seulement, la boule sur l'estomac.
Il afficha scanners et autre examen puis commença à me montrer des formes étrangères dans mon cerveau, en me parlant dans un jargon que je ne connaissais pas.
Des mots comme tumeur primitive, gliome revenaient souvent. J'avais en gros compris qu'une tumeur était située à un endroit délicat du cerveau.
- Concrètement, répliquai-je, qu'est-ce que ça veut dire ?
Le docteur eut un léger silence avant de me répondre.
- Vous avez un cancer ! À un stade déjà très avancé, et malheureusement inopérable dans la zone où la tumeur se trouve.
C'était le choc ! J'avais un cancer !
Et tandis que le docteur continuait de nouveau dans son jargon médical avec des mots comme chimiothérapie, moi, je m'évadais.
Je n'entendais que de perceptibles sons auxquels je ne faisais plus attention, jusqu'à ne plus rien entendre du tout.
Je n'avais en souvenirs que ces mots terribles qui revenaient sans cesse : "tumeur, cancer, inopérable".
J'allais mourir !
Tout autour de moi vacillait. Je me sentais à la fois lourd et léger, vide de pensées. Non, mes pensées s'embrouillaient et je n'arrivais plus à réfléchir.
J'étais entré dans une bulle sombre de laquelle je ne pouvais plus m'échapper, ressurgeant quelques souvenirs et quelques regrets.
À cet instant, tout ce que j'avais construit, tout ce que j'aurais pu et voulu construire était perdu.
Comment allais-je annoncer cela à mes proches ?
J'aurais tant aimé vivre d'un amour, tant fondé une famille avec la femme de mes rêves. J'aurais tant aimé construire un bonheur ensemble, tout simplement.
Il y a tant de choses que j'aurais voulu faire...
Mais à cet instant une seule et unique chose me revenait désormais sans cesse : j'allais mourir !
J'allais mourir sans rien avoir vraiment vécu.
L'auteur : Jer
Très joli texte,
la musique bien choisie aussi ;-)
Bisous