J'ai tué cet homme d'un coup de poing, et depuis ce jour, plus rien n'a de sens.
Je suis resté béa devant son corps, jusqu'à ce que les flics arrivent et m'embarquent.
Je me suis laissé faire ! Ma pulsion avait disparu !
Je n'ai plus sorti un mot depuis. Je me voyais encore arracher la mâchoire de cet abruti sans nom et bizarrement, ce n'était pas sa mort qui me choquait le plus.
Le fait est que je n'éprouvais aucun remords !
Les flics n'ont rien pu tirer de moi. J'étais encore dans ma bulle, mais d'ici peu, je sentais qu'ils allaient être les témoins d'un semblant de réponse à leurs questions.
Parmi mes "compagnons" de cellule, il y avait encore un abruti qui me cherchait des noises.
Si au début je ne faisais même pas attention à lui ni à ce qu'il me disait, une légère excitation commença à apparaître.
Je ne saurais vraiment l'expliquer, mais le fait que ce type m'agresse et tente de m'intimider engendrait en moi un plaisir intense.
Et cette pulsion qui avait tantôt disparu était revenue, mais changée.
Elle était toujours remplie de colère, mais elle n'était plus incontrôlable. Elle commençait à interagir avec la totalité de mon être, mélangée à cette excitation soudaine de vouloir donner la mort
et même, de m'en délecter.
J'ai regardé cet énergumène avec un léger sourire, et je me suis levé pour me mettre face à lui. Il semblait prendre ça pour un affront et se mettait à m'insulter et à s'énerver de plus belle.
Mais avant même qu'il ne tente quoi que ce soit, son visage se referma, exprimant une grosse douleur, et ses membres devinrent raides pour ne montrer qu'un corps pâle et déjà non vivant.
Son sang se perdait de son ventre transpercé, ma main encore au chaud à l'intérieur.
Je sentais les regards horrifiés des autres détenus autour de moi et avant même que n'interviennent les policiers, j'ai agrippé le torse de ma victime, le jetant sur un des murs de plexiglas qui
composait la cellule et qui se brisa de mille morceaux.
Rhhaaaaaa ! Quel délice !
Je n'appréciais plus cette sensation, désormais je l'adorais.
Et alors que chacun reprenait ses esprits et tentait de donner une explication à ce qui s'était passé, moi, j'avais déjà disparu, à la recherche d'une nouvelle proie qui saurait combler mon
envie.
L'auteur : Jer