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Lundi 31 décembre 2007
En cette journée de nouvel année, je vous souhaite à tous mes meilleurs voeux.
Je vous souhaite beaucoup d'amour et de joie, et bien sur, de la santé.
Pour cette nouvelle année, je vous souhaite de réaliser vos rêves.

Bonne Année à tous !
182592.jpg
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 30 décembre 2007
Ce texte m'a été envoyé par Sandy pour contre-balancer "Comment t'as pu ?"
Ce texte est canadien et a été adressé à Nicole Dentand en mémoire de Djumbo et Fjörgyn.
Elle nous autorise à le reproduire ici.


Juste à l'entrée du paradis se trouve un endroit appelé "Pont de l’Arc-en-ciel".
Ce Pont relie le Paradis à la Terre. Il est ainsi dénommé à cause de ses multiples couleurs.
Quand un animal qui a été particulièrement aimé meurt, il traverse le "pont de l'Arc-en-ciel".
Il y a là des prairies et des collines pour tous nos amis où ils peuvent courir et jouer ensemble. Il y a abondance de nourriture, d'eau et de soleil et nos amis ont chaud et sont parfaitement bien.
Tous les animaux qui ont été malades et vieux, retrouvent la santé et la jeunesse. Ceux qui ont été blessés ou mutilés sont à nouveau sains et forts, tels que nous nous souvenons d'eux dans nos rêves.
Il n'y a qu'une seule chose qui manque. Ils ne sont pas avec la personne qui les a aimés sur terre.
Donc, chaque jour, ils courent et jouent jusqu'à ce que vienne le jour où l'un d'eux cesse soudainement de jouer et regarde le ciel ! Alors, le nez remue ! Les oreilles se lèvent !
On vous a vu et cet être s'éloigne soudainement du groupe !
Vous le prenez dans vos bras et vous l'étreignez. On vous lèche la figure, encore et encore...
Puis ensemble, vous traversez le pont Arc-en-ciel, pour ne plus jamais être séparés.
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 28 décembre 2007
Je voudrais danser sous les étoiles,
Vivre de ces bonheurs avec toi.
La nuit, le jour sur la toile
Et je ne vois que toi.

Je marche au rythme des vagues
Et cette musique que tu me chantes
Me pénètre le coeur d'une dague,
De ce souvenir qui m'enchante.

Et je voudrais, je voudrais
Plonger dans ce regard qui me plait.
Et je danse au milieu des âmes
Mais ne danse que pour ton âme.

Je marche sur ce chemin étroit,
Sombre et sans destin.
J'avance mais j'ai peur sans toi
Alors je me souviens.

Et je pense aux sillons qui animent ton visage,
A la douceur de ta peau au contact de la mienne
Et je vois ton sourire dans les nuages
Et je sens ton odeur qui m'imprègne.

Et je voudrais, je voudrais
Partir au loin, au-delà du matin,
Te retrouver dans mon reflet
Et danser avec toi, sans fin.

Et je voudrais, je voudrais
Toucher ton corps encore une fois,
Baiser tes lèvres une dernière fois
Et ensuite, je partirai.

Et dans mon sacrifice,
Je voudrais, avec toi,
Danser dans un feu d'artifice...
Avec toi, rien que toi.

Le poète : Jer
par Jer publié dans : Mes poèmes communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 28 décembre 2007
On continue avec un nouvel extrait musical, Running Away de Midnight Hour.
J'ai des gouts très variés niveau musical, mais finalement très proche :)
par Jer publié dans : Musiques communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 26 décembre 2007
Une belle chanson mélodieuse de Flunk. Je vous laisse découvrir !
par Jer publié dans : Musiques communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 26 décembre 2007
Ce que je suis...
Je me suis souvent laissé entendre qu'on était ce qu'on paraissait, que la nuit était toujours noire et que les étoiles ne se voyaient que du ciel.
Je me suis toujours demandé pourquoi on ressentait ce qu'on ressent, pourquoi ce n'était pas simple d'être et pourquoi on était ce qu'on est.
Ce chemin qu'on trace à mesure de nos pas, cellé à jamais avec nos joies et nos peines, et ceux encore à venir. Ce chemin parfois rempli de regrets et de remords, de bonheur intense et d'amour.
Je voudrais partir loin, quitter cet endroit, ne pas revenir en arrière...
Je voudrais reconstituer la vie que j'aurais voulu, la vie... mais qu'est-ce ?
Ce que je suis...
L'éternité est-elle infinie, et la fin, en a-t-elle une ?
Le monde extérieur est vide, il n'est que l'ombre de lui même, sans vie. Il ne se rend pas compte de ce qu'il est ni de ce qu'il a.
Je pourrais vivre une éternité, je n'en voudrais pas. Je sacrifierais mon âme pour révéler au monde le secret, alors que je sacrifierais mon âme pour ne pas le dévoiler.
Je regarde autour de moi, il fait noir. La bulle qui m'entoure me protège du mal qui tente de m'engloutir.
Je voudrais partir, quitter ce lieu qui n'est plus le mien. Je voudrais trouver ce havre de paix qui diverge de tous.
Je voudrais trouver la pérennité et trouver les réponses qui me tourmentent. Je voudrais ne pas avoir de questions.
La musique se mélange aux mots et tout parait clair. Construire une histoire, vivre une histoire, au travers de ses sons qui pénètrent les entrailles.
Ressentir au fin fond de son âme toutes choses pour éclairer la vie.
Ce que vous êtes...

L'auteur : Jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 26 décembre 2007
J'espère que vous m'excuserez du retard.
J'espère que vous avez passez de bonnes fêtes de Noël . Ce n'est pas encore terminé, alors jouissez bien de cette fin d'année avec votre famille, vos amis et tout ceux avec qui vous voulez la passer :)

Je vous souhaite de concrétiser vos voeux les plus chers !

Joyeuses fêtes !
chat-noel.jpg
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 24 décembre 2007
Voici un texte qu'une amie m'a envoyé. J'ai été touché par l'histoire et vous la fait donc découvrir en espérant qu'elle vous touchera vous aussi !

Comment t'as pu ?...
Copyright Jim Willis 2001
tiergarten@onebox.com
(Translated from the original English by Eleri Jones, France)

Quand j'étais un chiot, je t'amusais avec mes cabrioles et je te faisais rire. Tu m'appelais ton enfant, et ceci malgré plusieurs chaussures grignotées, sans oublier quelques coussins déchiquetés. Je suis vite devenue ta meilleure amie.
Chaque fois que je faisais une bêtise, tu agitais ton doigt en me demandant ’’Comment t'as pu ?’’ - mais tu me
pardonnais vite et tu me faisais de gros câlins.
J'ai mis un peu plus de temps que prévu avant de devenir propre parce que tu étais très occupé, mais nous y sommes arrivés à la fin. Je me souviens de ces nuits tout près de toi, dans ton lit où j'écoutais tes confidences et tes rêves les plus secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être meilleure. Nous avons fait de longues balades et des jeux dans le bois, des balades en voiture, des pauses pour manger une glace (je n'avais droit qu'au biscuit parce que la glace est mauvaise pour les chiens, à ce que tu disais) et je faisais de longs sommes au soleil en attendant que tu rentres le soir.
Peu à peu tu as commencé à passer plus de temps au bureau, et plus de temps à chercher une compagne. J'étais patiente, je t'attendais sagement à la maison, je t'ai réconforté après les déceptions, quand tu avais le coeur brisé, je ne t'ai jamais grondé quand tu prenais la mauvaise décision, et je te faisais une de ces fêtes quand tu rentrais ! Et puis tu es tombé amoureux.
Elle, maintenant ta femme, n'aime pas les chiens, mais je l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai obéi. J'étais heureuse parce que tu étais heureux.
Et puis les bébés sont arrivés et j'ai partagé ta joie. Ils me fascinaient, tout roses, avec leur odeur particulière, et je voulais aussi être leur maman. Seulement, elle et toi aviez peur que je leur fasse du mal, et la plupart du temps, j'étais punie et renvoyée dans une autre pièce, ou dans ma niche. Ah ! Comme j'aurais voulu les aimer, mais je suis devenue une prisonnière de l'amour.
Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenue leur amie. Ils s'accrochaient à ma fourrure et se servaient de moi pour se mettre debout sur leurs petites jambes instables, ils mettaient leurs doigts dans mes yeux, ils fouillaient mes oreilles, et m'embrassaient sur le museau. J'adorais tout d'eux, quand ils me touchaient, parce qu'à ce moment là, c'était rare que toi tu me caresses encore, et je les aurais défendus avec ma vie en cas de nécessité.
Je rentrais en cachette dans leur lit et je partageais leurs soucis et leurs rêves secrets; ensemble nous attendions l'arrivée de ta voiture. Autrefois, quand les gens te demandaient si tu avais un chien, tu sortais de ton portefeuille une photo de moi et tu racontais mes exploits. Ces dernières années tu répondais seulement ’’oui’’ et tu détournais la conversation. Je n'étais plus ton chien, j'étais devenu ’’un’’ chien, et tu commençais à regretter l'argent dépensé pour moi.
Maintenant, tu as l'occasion de faire avancer ta carrière dans une autre ville, et toi et eux vous allez habiter un
appartement où les chiens ne sont pas admis. Tu as pris la bonne décision pour ta famille, mais il y avait une époque où c'était moi ta seule famille.
J'étais heureuse quand tu m'as mise dans la voiture, jusqu'au moment où nous sommes arrivés au refuge. Ca sentait les chiens et les chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli les papiers et tu as dit que tu étais sûr qu'ils allaient me trouver une bonne maison. Elles ont haussé les épaules et t'ont regardé tristement. Elles connaissent la triste vérité : les difficultés de placer un chien qui n'est plus tout jeune, même un chien avec des papiers en règle. Tu as été obligé d'arracher les doigts de ton fils qui restaient accrochés à mon collier, pendant qu'il hurlait ’’Non, papa, s'il te plaît, ne les laisse pas prendre mon chien !" Et je me suis inquiété pour lui, de la leçon que tu venais de lui donner sur l'amitié et la loyauté, l'amour et les responsabilités, le respect de la vie, de toutes les vies. Tu m'as tapoté gentiment la tête, en guise d'adieu, en évitant bien de me regarder dans les yeux et tu as refusé de prendre mon collier et ma laisse. Tu étais en retard - un rendez-vous - maintenant moi aussi, j'en ai un.
Quand tu es parti, deux gentilles dames ont dit que tu savais sûrement, il y a quelques mois déjà, que tu allais
déménager, mais que tu n'as pas cherché à me trouver une autre famille. Elles ont secoué la tête et se sont demandées ’’Comment t'as pu ?’’
Elles nous traitent aussi bien que possible, ici au refuge, compte tenu de tout le travail qu'elles ont. Elles nous
nourrissent, bien sûr, mais depuis quelques jours, je n'ai plus faim. Au début, dès que quelqu'un passait devant ma cage je levais la tête, dans l'espoir de te voir - pensant que tu avais changé d'avis - que c'était un mauvais rêve - ou j'espérais que ce serait quelqu'un qui m'aimerait, qui prendrait soin de moi, me sauverait. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans un coin de la cage et j'ai attendu.
J'ai entendu ses pas quand elle est venue me chercher à la fin de la journée, et je l'ai suivie docilement dans une autre pièce. Une pièce tranquille, silencieuse. Elle m'a mise sur la table et elle m'a frotté les oreilles, elle m'a rassuré, elle m'a dit de ne pas m'inquiéter. Mon coeur battait à tout va en pensant à ce qui allait venir, mais j'avais aussi un sentiment de soulagement. La prisonnière de l'amour n'avait plus de jours devant elle. Telle est ma nature, je me faisais plus de soucis pour cette femme. La charge qui pèse sur elle est lourde, ça je le sais, comme je devinais autrefois chacune de tes humeurs. Doucement, elle a mis le garrot autour de ma patte, une larme coulait sur sa joue. J'ai léché sa main, tout comme je te réconfortais, il y a tant d'années de ça. Elle a mis l'aiguille dans ma veine, en professionnelle. Quand j'ai ressenti la piqûre et le liquide froid qui gagnait mon corps, je me suis allongée, je l'ai regardée dans ses yeux si gentils, et j'ai chuchoté ’’Comment t'as pu ?’’
Peut être parce qu'elle comprenait le langage des chiens, elle m'a dit: ’’Je suis vraiment désolée’’. Elle m'a câlinée et elle m'a vite expliqué que c'était son devoir de s'assurer que j'allais dans un endroit meilleur, où je ne serais ni ignorée, ni abusée, ni abandonnée, où je ne devrais pas me défendre toute seule - un endroit où il y a de la lumière, de l'amour, tout à fait différent de notre terre. Dans mon dernier souffle j'ai essayé, en remuant ma queue, de lui faire comprendre ceci : je ne voulais pas lui dire à elle ’’Comment t'as pu ?’’... c'est à toi, mon Maître adoré, que je pensais.
Je penserai à toi et je t'attendrai toujours.
Puisse tout le monde, dans ton entourage, continuer à te montrer autant de loyauté.
@JW

Une note de l'auteur :
Si "Comment t'as pu ?" a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme cela me l'a fait alors que je l'écrivais, c'est parce que c'est l'histoire de millions d'animaux qui meurent chaque année dans des chenils américains et canadiens. Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non commercial, aussi longtemps qu'il est distribué correctement avec l'avis du copyright. S'il vous plaît utilisez-le pour aider à l'éducation, sur vos websites, dans des bulletins d'information, dans les refuges pour animaux et tableaux d'affichage du bureau du vétérinaire. Dites au public que la décision d'ajouter un animal familier à la famille est une importante décision pour la vie, que les animaux méritent notre amour et soins, et que la recherche d'une autre maison appropriée pour votre animal est votre responsabilité et que toute vie est précieuse.
S'il vous plaît faites votre part pour arrêter le meurtre d'animaux et encourager les campagnes pour prévenir que des animaux soient non désirés.
@JW
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 19 décembre 2007
Vivre la nuit, vivre le jour,
Vivre la vie, vivre tout court.
Vivre pour lui, vivre pour elle,
L'ombre sourit, Être éternel.

Dans la mort puis dans l'oubli
S'éveille l'antre du tourment
Et dans l'âme qui nous sourit
S'envole l'être renaissant.

Le poète : Jer
par Jer publié dans : Mes poèmes communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 3 décembre 2007
Lecture de l'épisode : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 ...

 Son regard était vide !
Il observait cette femme à l'allure innocente, souriante et qui marchait à pas décidant, errant de magasin en magasin. Shopping quand tu nous tiens !
Il semblait la suivre, discret, invisible. Il savait se diluer dans la masse.
Elle était entrée dans un commerce, s'était arrêtée du côté des textiles dont elle observait dans le moindre détail les articles qui lui tapaient dans l'oeil.
Aujourd'hui, il y avait foule, ce qui ne semblait pas être au goût de notre ami de l'ombre.
Soudain, un cri avait interpellé tout le monde. Un cri de douleur, effrayant, qui attisait la peur comme la curiosité, un cri qui continuait. La jeune femme s'était agenouillée et avait porté ses mains sur sa tête en hurlant.
Alors qu'une personne s'approchait afin de comprendre ce qui lui arrivait, le sol semblait légèrement vibrer et les textiles légèrement flotter comme un coup de vent qui serait passé. Elle se tourna alors vers ce bon samaritain qui voulait l'aider, l'effrayant par son regard flou et tout en hurlant sa douleur, elle le projeta à une vingtaine de mètres.

Le sol commença à se fissurer, les textiles se déchiraient et le peuple criait, lui aussi.
La crise était bientôt à son comble.

Trente-six heures plus tôt !
Une jeune femme sort de son boulot, fatiguée. La journée n'a apparemment pas été de tout repos.
Un homme, sortie de nulle part, l'interpelle : "Mademoiselle Carlan ?"
Elle se retourne, un peu surprise et lui répond "Oui ?"
- Excusez-moi, mais il faut que je vous parle.
- Me parler ? Et de quoi ? Et qui êtes-vous ? Demanda-t-elle très peu rassurée.
- Qui je suis n'a pas d'importance, c'est plutôt ce que vous risquez de devenir qui l'est, et comment je peux vous aider.
- Hum... Oui... C'est... C’est très intéressant votre histoire, mais je suis très occupée là, OK, je vais vous laisser !
Elle tourna les talons d'un pas rapide, en direction de sa voiture. L'homme l'interpella une nouvelle fois.
"Depuis près d'une semaine, vous avez d'horribles maux de tête, vous ne dormez plus la nuit, ce qui explique votre état de fatigue. Aucun médicament que vous avez pu tester n'y a rien fait".
La jeune femme s'arrêta nette et se retourna, étonnée :
- Co... Comment pouvez-vous savoir ça ?
- Cela n' a aucune importance ! Écoutez, quelque chose en vous est en train de vous changer, quelque chose d'incroyable qui va changer votre vie. Ce... ça peut être quelque chose de bon, mais vous allez devoir passer par quelque chose d'effrayant. Je peux vous aider, mais pour cela il faut que vous me suiviez.

La femme regarda l'homme, elle resta silencieuse un bref instant puis se mit à rire.
- Votre... histoire est vraiment incroyable, pas très originale, mais elle m'a vraiment fait flipper. Maintenant vous m'excuserez, mais il faut que je m'en aille.
- Julie, si vous ne me suivez pas des gens vont mourir ! lui cria-t-il.
Elle se retourna de nouveau, le visage crispé, cette fois elle avait vraiment peur, pas de ce que cet homme lui avait raconté, mais de lui, de ce dingue qui l'agressait en lui balbutiant une histoire incohérente.
- Laissez-moi... laissez-moi où je crie vous m'entendez. Partez, allez-vous-en ! hurlait-elle.
Puis il partit, déçu, désolé. Encore une fois, il allait devoir faire ce qu'il détestait.

Maintenant !

Elle se tourna alors vers ce bon samaritain qui voulait l'aider, l'effrayant par son regard flou et tout en hurlant sa douleur, elle le projeta à une vingtaine de mètres.

Le sol commença à se fissurer, les textiles se déchiraient et le peuple criait, lui aussi.
Un vieil homme qui tentait de s'échapper tomba. Son corps se pétrifia et se disloqua en poussière.
La gravité semblait s'alourdir, empêchant les pauvres gens de fuir au plus vite. Tout tremblait autour d'eux, toutes matières se dématérialisaient, tout devenait une horreur sans nom.
Et l'homme de l'ombre, cet homme qui la suivait quelques minutes auparavant s'approcha, sans aucune difficulté.
Rien ne semblait l'atteindre !
Et lorsqu'il se trouva face à la jeune femme, il lui caressa le visage.
Subitement, tout s'arrêta. Plus de bruit, plus d'horreur ! Sauf le cri des gens qui purent enfin fuir convenablement.
Quant à la jeune femme, elle était redevenue elle-même. Elle était sous le choc et regardait , effrayée, l'homme qui lui murmura : "Je suis désolé".
Puis il s'en alla, d'un pas léger et surtout triste, pour elle.
La jeune femme sentait ses forces l'abandonner. Ses yeux se fermèrent et son corps tomba. Il n'avait pas eu d'autre choix que de la tuer.


L'auteur : Jer
par Jer publié dans : Textes communauté : Pensées d'ailleurs
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Brouillons d'écriture

"Et par delà l'horizon aux sons inaudibles
Je glisserais ma plume pour t'écrire des rêves indicibles".

"Là, ici bas, loin des rêves et du monde, j'écris pour que rien ne sois perdu, pour que naissent les rêves et qu'ils vivent.
J'écris pour que dans nos coeurs se referme les plaies. J'écris pour tout cela, et bien plus encore, j'espère..."
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